yukizuri

S'abonner !

Au coeur de la culture japonaise

[Event] Distant Worlds

le 15/03/2014 à 00h

Que se cache-t-il derrière ce titre mystérieux ? Ni plus ni moins qu'une tournée d'un orchestre symphonique jouant, je vous le donne en mille, les musiques d'un jeu vidéo. Les morceaux de la saga choisie n'ont en effet rien à envier aux plus grands classiques, cette saga, c'est Final Fantasy. Son compositeur, Nobuo Uematsu.

Événement

L'orchestre en question joue depuis plusieurs années régulièrement dans différentes villes du monde entier les airs les plus connus de la série des Final Fantasy, jeux de rôles d'aventures d'une qualité remarquable qui ont maintenant près de trente ans d'existence.

Le week-end dernier, Paris était à l'honneur, et le compositeur de génie était lui-même présent, plus en forme que jamais. Je dois vous dire que le public était impressionné de voir pour la première fois l'homme derrière toutes ces musiques qui ont marqué son enfance ! Mais trêves de bavardages, place au concert !

Distant Worlds, Music from Final Fantasy

Le concert commence sur les chapeaux de roues avec un titre aussi vieux qu'original, le thème de Gilgamesh. Issu du cinquième opus, le bandit Gilgamesh est devenu un méchant récurrent de la série, mais sa musique a eu tendance à être oublier. Cette ouverture lui rend donc un bel hommage.

Suivait alors le fameux thème de combat de Final Fantasy VII, qui se finissait sur une fanfare de Victoire pour mettre tout le monde d'accord : ce concert aura pour nom Nostalgie. On continue ensuite sur l'épisode le plus apprécié de la série avec l'Opening Bombing Mission, qui retrace la première cinématique.

On révise les classiques

Le titre Kiss me goodbye est rapidement suivi par Dear Friends de FFV, puis du fameux Flamenco de FF9. Le guitariste était néanmoins quelque peu décevant, et semblait découvrir sa partition. Un mauvais point qui a failli m'empêcher d'apprécier ces deux morceaux.

Ma préférence à moi

Arrive le merveilleux Hymne du priant de Final Fantasy X, suivi de To Zanarkand, incontournable. Là où je ne peux qu'être en colère, c'est dans la mise en scène choisie. En effet, les organisateurs ont pris le parti de diffuser sur écran géant des vidéos des jeux concernés pendant les morceaux. Ce choix, déjà discutable, aurait pu être pertinent si les montages étaient précis, mais ce ne fût pas le cas. Il était donc vraiment triste de voir des scènes souvent mal choisies, allant jusqu'au désaccord avec l'émotion du morceau. On citera par exemple ici une scène de danse de Yuna alors qu'on aurait attendu la cinématique finale si tragique.

La performance musicale reste heureusement de très haut niveau. Le contre-chant à 2:20 me laisse toujours sans voix, cette apparition propre aux représentations lives est tout simplement géniale. Il faut en donner le crédit aux arrangeurs!

Interviennent ensuite A place I will return someday, puis Melody of Life, deux morceaux mélancoliques du neuvième épisode, mon préféré. Autant vous dire que le public ne tenait plus en place, et l'orchestre nous acheva avec Liberi Fatali.

Enfance

Ses plumes, son cri, son allure. Le Chocobo est l'animal de compagnie emblématique de Final Fantasy. Sa musique est tout aussi réputée. Un medley des versions du 11, 5 et 13 nous fait donc sourire et chanter tous ensemble. À noter que pour ce morceau, les images étaient enfin synchronisées avec l'orchestre. Pourquoi ne l'avoir pas fait pour l'intégralité du concert ?

Rendant hommage au compositeur actuel Masashi Hamauzu, on écoute ensuite le thème de Lightning, puis la fin s'amorce avec le thème principal de FF7, suivi de Answers de FF14 qui est interprétée de manière splendide par la chanteuse venue pour l'occasion. C'est à vous donner envie de découvrir ce jeu vidéo.

Fin du rêve

On finit par Ronfaure du onzième épisode, suivi du fantastique Opéra du sixième. Étaient venus pour l'occasion de véritables basses et une soprano. Leur voix n'étaient pas particulièrement belles. Mais le fait que la scène la plus connue de toute la série des Final Fantasy ait la chance d'être arrangée pour une version live est fantastique. Final Fantasy VI sort il y a vingt ans, et les sons sont tous tirés d'un synthétiseur. L'originalité du scénario et de la composition font de cette scène aujourd'hui encore un chef d'oeuvre. Voir son adaptation est une consécration.

Le concert se finira sur le Prélude présent dans tous les épisodes, puis par un rappel de JENOVA, aussi connu sous le nom de One Winged Angel. Ce morceau nous laissera ce sentiment d'admiration pour Nobuo Uematsu, compositeur de génie.

Bilan

Un concert auquel je voulais assister depuis longtemps. Je n'en ressort pas déçu. Les performances sont de bonnes qualités. Mais demeurent quelques déceptions : les montages vidéos sont tout simplement mauvais, et les instrumentistes semblent parfois amateurs (répétitions de certains passages devant le public avant le concert, ...).

Personnellement, j'ai aussi été déçu de ne pas voir une représentation de chanson comme Suteki Da Ne (qui n'aurait tout de façon eu de sens qu'en japonais, je vous l'accorde), et Dancing Mad, une autre merveille d'inventivité du sixième épisode !

Commentaires